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Le verger de marbre, Alex Taylor, traduit de l'américian par Anatole Pons, Néonoir Gallmeisterl                      

Il y a quelque chose de pas clair autour de l'identité de Beam. Il a 19 ans. C'est un Sheetmire, mais "il croyait à présent les rumeurs qu'il avait entendues pendant des années sans leur apporter de crédit : qu'il n'était pas sheetmin parce que un autre sang fiévreux rugissait dans ses veines."

Le jour où son père lui demanda de s'occuper du Ferry pour faire traverser La Gasping  River "...quelqu'un appela Beam depuis le rive opposée. Il entendit à travers la nuit la voix de l'homme arriver sur lui, lugubre et indolente."..."Beam retira les mains de se ses yeux et dévisagea L'homme. Il avait l'air pâle et maladif avec le clair de lune dans son dos, ses bras fêles arqués au-dessus du bastingage. Beam se demanda soudain ce que ça ferait d'entendre un homme se noyer. de l'entendre et de savoir que c'était vous qui avait fait ça.." C'est le début de la descente en enfer.

Un récit dense, magnifiquement écrit qui nous rend littéralement captifs. L'angoisse poignante ne cesse de nous river au texte (un éloge à Anatole Pons pour la traduction). La prose est travaillée avec la dureté et les éclats du diamant et l'histoire glaçante et sidérante nous laisse sans voix. 

Un roman subjugant.

Niurka Règle