"Pourquoi pas ?

24 mai 2012

Le pays natal

 

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Le pays natal

Le petit écolier que j'étais, épelait sur ses cahiers:
"Garder les buffles, une corvée ? Mais non!"
Ainsi grandissait mon amour pour la terre natale.
Je rêvassais, écoutant pépier les oiseaux.
Certains jours d'école buissonnière,
Pourchassant les papillons au bord des étangs,
J'étais surpris par maman.
Elle n'avait pas levé la main que déjà je pleurais.
Une petite voisine me regardait
Et souriait tout doucement.

La Révolution éclata
Et ce fut la Longue Résistance.
La soldatesque ennemie occupa notre province.
Je quittai maman et partis.
Ma petite voisine - qui l'eût cru!-
S'engagea aussi comme partisane.
Elle me vit passer et sourit tout doucement
Avec de grands yeux noirs - quels adorables yeux!
J'étais en opération, nous ne pûmes nous dire un seul mot.
Mon unité quitta le village, je me retournai encore
Il pleuvait à torrents, mon coeur brûlait.

Je revins avec la paix, retrouvant
Mon école, mes sillons, mes cannes à sucres
Et ma petite voisine
Rougissante, cachée derrière sa porte.
Elle souriait tout doucement quand, à mi-voix
Je la questionnai sur les secrets de son coeur.
Frère, je ne saurais te répondre.
Je lui pris la main, et sa petite main
Longtemps resta entre mes mains brûlentes...

Au jourd'hui la nouvelle m'est parvenue,
J'ai du mail à le croire,
Ils t'ont assassinée, ont fait disparaître ton corps,
Ils t'ont tuée, mon amour, car tu étais guérillero.
Mes entrailles se tordent de douleur,
Une moitié de moi-même se meurt avec toi.

J'aimais mon pays pour ses oiseaux et ses papillons,
Pour les jours d'école buissonnière, et les taloches de maman.
Aujourd'hui j'aime plus encore ma terre natale car de chaque motte,
Je vois sourdre le sang de ma bien-aimée.


Quê hương

Thuở còn thơ ngày hai buổi đến trường
Yêu quê hương qua từng trang sách nhỏ
"Ai bảo chăn trâu là khổ?"
Tôi mơ màng nghe chim hót trên cao
Những ngày trốn học
Đuổi bướm cầu ao
Mẹ bắt được..
Chưa đánh roi nào đã khóc!
Có cô bé nhà bên
Nhìn tôi cười khúc khích..

Cách mạng bùng lên
Rồi kháng chiến trường kỳ
Quê tôi đầy bóng giặc
Từ biệt mẹ, tôi đi
Cô bé nhà bên (có ai ngờ)
Cũng vào du kích
Hôm gặp tôi vẫn cười khúc khích
Mắt đen tròn (thương quá đi thôi)
Giữa cuộc hành quân không nói được một lời
Đơn vị đi qua, tôi ngoái đầu nhìn lại
Mưa đầy trời nhưng lòng tôi ấm mãi..

Hòa bình tôi trở về đây
Với mái trường xưa, bãi mía, luống cày
Lại gặp em
Thẹn thùng nép sau cánh cửa
Vẫn khúc khích cười khi tôi hỏi nhỏ
Chuyện chồng con (khó nói lắm anh ơi!)
Tôi nắm bày tay nhỏ nhắn ngậm ngùi
Em vẫn để yên trong tay tôi nóng bỏng

Hôm nay nhận được tin em
Không tin được dù đó là sự thật
Giặc bắn em rồi, quăng mất xác
Chỉ vì em là du kích em ơi!
Đau xé lòng tôi, chết nửa con người..

Xưa yêu quê hương vì có chim, có bướm
Có những ngày trốn học vị đòn, roi
Nay yêu quê hương vì trong từng nắm đất
Có một phần xương thịt của em tôi.

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Buren au Grand Palais

 

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François Hollande et l'OTAN

 Voici l'OTAN dont F Hollande ne veut pas sortir du commandement intégré

Michel Collon
Journaliste

Fondateur en 2004 de l’association « Investig’action », qui a pour objectif « de décoder l’information et de diffuser des textes de citoyens qui n’ont pas voix dans les médias traditionnels ». Après notamment « Attention, médias ! Médiamensonges du golfe », « Monopoly, l’Otan à la conquête du monde », « les sept pêchés capitaux d’Hugo Chavez » et « Israël, parlons en ! », il a publié « Libye, Otan et Médiamensonges », résultante de plusieurs voyages en Libye et d’une analyse minutieuse de la couverture médiatique de la guerre qu’on peut résumer par ces mots : « ce n’était pas une guerre juste, ce n’était pas une guerre légale, ce n’était pas une guerre morale. » et « La stratégie du chaos » un livre d’entretien avec Mohamed Hassan, (prédicateur musulman, de nationalité égyptienne) qui analyse les nouveaux rapports Nord – Sud suite à la « stratégie du choc » caractérisé par Bush frappant l’Irak et l’Afghanistan.

Donald Morrison
Journaliste

Il a travaillé à New York, Melbourne, Hong Kong et Londres avant de s’installer à Paris. Il écrit régulièrement pour l’hebdomadaire américain Time ainsi que pour le New York Times et le Financial Times, notamment sur les questions culturelles. C’est d’ailleurs pour le «  Time » qu’il a écrit, en décembre 2007, un article intitulé « La mort de la culture française » dans lequel il soulignait le déclin de la production culturelle française qui depuis des années ne rayonne plus, selon lui, dans le monde. Un an plus tard il publiait « Que reste t-il de la culture française ? » où il revenait sur les réactions démesurées des médias français au moment de la parution de l’article et une preuve, selon lui que la France a véritablement perdu de son rayonnement culturel. Mais il est aussi l’auteur de « Comment Obama a perdu l’Amérique » où en tant qu’ancien ardent soutien à Obama, il s’étonne du regard des Français qui, à trop projeter sur la scène politique d’outre-Atlantique leurs propres attentes, en arrivent à se méprendre totalement sur l’action et le bilan du président sortant.

Anne Nivat
Journaliste

Grand reporter, lauréate du prix Albert Londres en 2000 pour son livre "Chienne de guerre : une femme reporter en Tchétchénie", elle se rend très régulièrement sur les différents terrains de guerre du globe que ce soit en Afghanistan, au Pakistan, en Irak ou en ex-Urss, d’ailleurs  elle était encore la semaine dernière à Islamabad. Après, "Islamistes : comment ils nous voient", "Par les monts et les plaines d’Asie Centrale" ou encore "Bagdad zone rouge", elle a publié en octobre dernier « Les brouillards de la guerre » (Fayard), le récit de sonimmersion entre la population locale et les militaires, dans la zone, très hostile, de Kandahar, en Afghanistan.

Laurent Artur du Plessis
Journaliste et essayiste

Il a travaillé 13 ans au Figaro Magazine avant de publier un roman, Le Fou d’Allah , puis cinq essais de géopolitique : La troisième Guerre Mondiale a commencé, Islam-Occident, la guerre totale , 10 questions sur la Turquie et 10 réponses dérangeantes , L’Iran dans la troisième guerre mondiale et De la crise à la guerre : la faillite des élites . Dans ce dernier ouvrage, il constate que ses conclusions précédentes, notamment l’imminence d’une crise économique mondiale de grande envergure et la montée d’antagonismes irréconciliables entre Orient et Occident, ont été confirmées en dépit de ce qu’en pensaient ses détracteurs. En se basant sur l’exemple antérieur de la crise de 1929 et de ses conséquences sur la politique mondiale, il promet également un «  chaos mondial » pour les mois ou années à venir.

Aminata Traoré
Anciennne ministre de la culture malienne et écrivain

Elle est l’une des figures du mouvement alter-mondialiste, engagée dans le combat contre le libéralisme qu’elle considère comme responsable du maintien de la pauvreté au Mali et en Afrique en général. Le Mali justement, c’est le pays dont elle est originaire et dont elle a été ministre de la culture sous la présidence d’Alpha Oumar Konaré, entre 1997 et 2000. Auteur, notamment de « l’Afrique Humiliée » dans lequel elle critique vivement le discours « raciste et néocolonialiste » de Nicolas Sarkozy à Dakar en juillet 2007. Elle voit aujourd’hui dans l’instabilité ayant gagné le Mali ces derniers mois « Un contrecoup de la guerre de l’Otan en Libye », la conséquence directe de l’intervention militaire occidentale qui a précipité la chute du dictateur Kadhafi comme elle l’explique dans un entretien accordée au journal « l’humanité  » le 22 mars dernier. Enfin, le 24 mai paraîtra « L’Afrique mutilée », qu’elle a écrit avec Nathalie M’Dela Mounier. Ce sera le premier titre des éditions Taama qu’elle a crée Bamako et qui reviendra sur les conflits qui agitent aujourd’hui son pays.

Thomas Rabino
Historien

Spécialiste de la Résistance et de l’Histoire américaine. Il a collaboré au Dictionnaire historique de la Résistance, publié Le Réseau Carte, histoire d’un réseau de la Résistance antiallemand, antigaulliste, anticommuniste et anticollaborationniste et l’année dernière « De la guerre en Amérique » (Perrin), un Essai sur la culture de guerre. Dans ce dernier ouvrage, né de sept années de recherche, il analyse la «  culture de guerre » américaine, omniprésente car nourrie par le système économique et politique, des discours officiels à l’industrie du divertissement. Une culture de guerre remobilisée au moment des attentats du 11 septembre, mais constitutive de l’histoire américaine, peu contrée par des sursauts antimilitaristes ponctuels - ces deux camps inégaux s’adaptant en permanence aux nouveaux médias. Il rappelle ainsi que depuis leur naissance, les Etats-Unis ont lancé une campagne ou opération militaire d’envergure tous les quatre ans, et même une tous les 30 mois depuis 1941.

Catherine Grandperrier
Géopoliticienne

Chercheur spécialiste des questions de stratégie et de défense, membre de l’East West Institute et l’auteur d’essais tels que « concept d’une défense nucléaire et désarmement », « regards croisés sur un Iran nucléaire » mais également l’auteur du « Nouveau concept de l’Otan et la défense de l’Europe » où elle revient notamment sur les divisions entre les alliés à propos, entre autres, du futur du nucléaire ou du rôle de la Russie et récemment de « L’Eurasie : perspectives et enjeux géopolitiques ».
 
Slobodan Despot
Editeur et écrivain

On peut le qualifier sans peine d’anticonformiste. Il a notamment été édité en Français et en Anglais les œuvres complètes d’Unabomber, ce terroriste américain hostile à la technologie qui envoyait des colis piégés à des sommités scientifiques. Il a écrit de nombreux essais, dont « La Signification du Kosovo dans l’histoire du peuple serbe » et « Valais Mystique, 24 Itinéraires spirituels », et a publié en 2010, aux éditions Xénia qu’il dirige, un recueil fortement autobiographique, « Despotica  » qu’il présente comme un « manifeste en faveur de la liberté de pensée », un cahier d’idées et de réflexions où l’on peut retrouver Notes de voyage, pamphlets, portraits, critique
Littéraire ou des chroniques qui proviennent de son blog, lui aussi intitulé despotica.


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20 mai 2012

HAÏTI, L'APPEL DU LAMBI

 

Un film de Anne Delstanche Synopsis en français Haïti a payé un prix

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18 mai 2012

Amour dans une vallée enchantée

 

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Amour dans une vallée enchantée, Wang Anyi, traduit du chinois par Yvonne André -Picquier poche

Le titre prêterait à sourire. Ne serait-ce pas un de ces romans empreints de mièvrerie si chère à nos  adeptes d’exotisme ?

Lorsque on ouvre le livre, cependant, on se laisse gagner par l’intériorité de ce qui est du personnage, le récit est à la troisième personne et une voix off voit les choses venir…

On ignore le nom de l’héroïne, mais on la voit jolie, maussade et colérique. C’est qu’elle se morfond dans son couple. Rien ne peut rompre la monotonie  de la succession des jours avec l’homme qui partage sa vie.

Son travail dans une maison d’édition de Shanghai lui plaît. Un jour,  on lui confit le suivi d’un colloque littéraire à Lushan.  Comment expliquer son trouble lorsque le train quitte la gare ?

Peu de temps après son arrivée, elle croise le regard avec un écrivain renommé. Les choses s’amorcent dans une attirance partagée au milieu d’un site exceptionnel où la montagne s’enveloppe de nuages évanescents et parcourues de cascades aux eaux limpides.

Une valse, un baiser, une caresse, une éteinte, lui et elle n’iront pas plus loin, mai, ces gestes ténus suffiront à sublimer un adultère si peu vécu mais tant rêvé.

«A présent, main dans la main, ils n'ont besoin de rien d'autre que cette main qu'ils tiennent pour éprouver l'union parfaite de leur corps et de leur esprit. En cet instant, personne ne peut deviner l'amour qui les lie étroitement l'un à l'autre»,

La plongée de la rencontre magnifiée par un paysage sublime fait entendre, sous la tension très palpable qui traverse tout le roman, une petite musique jusqu’au crescendo final. Et le style ciselé de Wang Anyi participe à la beauté de cette traversée platonique d’un l’amour inachevé. D'une grande subtilité, une manière délicate d'écrire. C'est très beau.

Niurka Règle


 

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Justice

 

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Justice, le rendez-vous avec la République

18 Mai 2012Par Gilles Sainati
A peine avait-on appris l’élection de François Hollande que le lendemain une initiative lancée par une ancienne membre du cabinet Dati (Alexandra Onfray) consistait à créer un syndicat de droite dans la magistrature: Magistrat Pour la Justice.

Droite judiciaire; les nostalgiques du sarkozysme

La lecture des motivations de ce syndicat constitue un flash back de quelques jours tant la sémantique ressemble à un congrès de l’UMP à la veille du second tour e : «Vous devez vous engager, écrit Alexandra Onfray, parce que vous refusez, comme le propose le nouveau président élu, de supprimer les peines-planchers et la rétention de sûreté, de conférer le droit de grève aux magistrats, de stopper les programmes de construction de places de prison au profit d’une politique de laxisme pénal ». La justice est « notre passion et nous n’accepterons pas qu’elle devienne un service social qui aide et déculpabilise ceux qui devraient la redouter ».»

Bon, il sera dur d’expliquer que la réforme de la carte judiciaire fut une réussite et a vraiment rapproché le citoyen de la justice, que la rétention de sureté n’est pas un gadget dangereux inapplicable, que les programmes de construction de places en prison sont couteuses, inefficaces et que ces prisons dont la gestion confiée exclusivement au privé dans le cadre de partenariat public privés sont des puits sans fond de déoenses publiques, ou que les peines planchers se heurtent à certains principes fondamentaux et sont inutiles.

En réalité, la droite judiciaire se reconstitue instantanément dès qu’elle n’est plus au pouvoir...On se demande bien pourquoi les membres de cet embryon syndical (qui se prétend indépendant de tout pouvoir politique) ne se sont pas aperçu plus tôt que la Justice allait très mal..A l'époque, ils étaient sûrement trop occupés à détenir les postes de pouvoir pour connaître la réalité de la vie dans les juridictions et le devenir des justiciables...aussi bien au pénal qu’au civil...

Du reste, ce syndicat n’envisage la justice que sur son versant pénal, déformation habituelle de la pensée sarkozyste sur ce sujet.

Cet épisode de la vie judiciaire renoue avec l’existence de syndicat très à droite comme il en a existé lorsque la gauche était au pouvoir. A l’époque celui ci se nommait l’Association Professionnelle des Magistrats et il s’est auto dissout après que l’un de ces dirigeants ait tenu des propos antisémites.

Tout cela était déjà, il y a plus de dix ans, annonciateur de la dérive xénophobe d'une certaine droite et constitue l'émergenec d'un dispositif de présence tant espéré par le courants des droites populaire et national dans une administration régalienne à forte connotation idéolgique.

Le rendez vous avec la République

L’annonce des nominations de Mme Taubira comme Garde des Sceaux et de Mme Batho comme ministre déléguée arrivent dans ce contexte de nostalgie droitière de certains magistrats qui se plaignent déjà du « laxisme de la justice». Gageons qu’ils pourront faire front commun avec les syndicats de policiers qui avaient manifesté entre les deux tours de la présidentielle pour obtenir l’application automatique de l’excuse de la légitime défense en cas de bavure d’un membre de la police nationale.

Il est bien évident que l’attente de réformes et les voeux les plus partagés de la majorité des magistrats s‘éloignent de telles préoccupations. En voici quelques unes, les plus simples :

Arrêt de la politique populiste qui consiste a faire voter une loi à chaque fait divers monté en épingle à des fins politiciennes,
Dans le même ordre d’idée: sécurité juridique afin d’éviter le changement continuel de règles de procédures
Affectation de moyens humains et matériels en juridiction
Instauration de l’indépendance des parquets, mais aussi création d’un statut pour le juge de la liberté et de la détention.
Dans le contexte actuel: ré affirmation de la fonction de juge d’instruction..
( pour un liste plus exhaustive: http://www.syndicat-magistrature.org/Elections-2012-le-projet-du.html)

Il y a tant à revoir, que la liste s’allongerait dépassant la patience du lecteur..

Revenir aux principes fondamentaux des déclarations des droits de l’homme, voici finalement l’enjeu. Il n’est plus question d’un débat entre laxistes et sécuritaires, totalement dépassé et inefficace...

Le choix devient de plus en plus clair, il nécessite de ressouder la justice sur le triptyque: Liberté, Egalité, Fraternité..

L’évolution d’une droite qui se tourne de plus en plus vers des positions anti-républicaines impose la réaffirmation avec force de la construction républicaine et démocratique de la justice.

Pour reprendre le titre d’un livre paru en 2007, la Justice à plus que jamais rendez vous avec la République.( cfhttp://blogs.mediapart.fr/blog/dianne/221009/christiane-taubira-rendez-vous-avec-la-republique)

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16 mai 2012

L'iris

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L'Iris

Pierre Marbeuf

Les rayons du soleil se dardent sur l'enflure
D'un nuage opposé qui, rosoyant d'humeur,
Nous fera bientôt voir de l'Iris la voûture,
Peignant notre horizon de sa cambre lueur.

Ah ! la voici déjà, sa céleste présence
En bigarrant le ciel enfante divers ronds
Et découvre au soleil l'émail de sa naissance,
Qu'il a formé dardant sur elle ses rayons.

Elle fait d'un demi-rond seulement la ceinture
Dérobant la moitié de ce cercle à nos yeux,
Mélangeant ses couleurs de diverse peinture,
D'azur, de pourpre et d'or elle émaille les cieux.

Tel est le col doré des chastes colombelles,
Variant ses couleurs opposite au soleil ;
Mais encor de l'Iris les couleurs sont plus belles
Que l'émail colombin qui délecte notre oeil.

Allons donc à couvert, car cette messagère
De la reine des eaux vient pour nous annoncer
Que tantôt la moiteur de son arc circulaire
S'épurant de ses pleurs viendra nous arroser.

Le soleil à la nue oppose son visage
De ce bel arc-en-ciel pour former le voutis,
Jésus est le soleil, le monde le nuage,
La grâce le rayon, et la Vierge l'Iris.

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15 mai 2012

Mauritanie : la lutte contre l'esclavage est passible de prison

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Au moment où on commémore le 150 ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage et où cette pratique est dénoncée de manière consensuelle, il y a encore des poches où l’esclavage perdure. C’est le cas en Mauritanie où les abolitionnistes sont jetés en prison avec toute la violence qui accompagne une justice qui échappe totalement à la surveillance des citoyens.

Niurka Règle

Le bourreau des abolitionniste se nomme Sidi Ould Baba El Hacene , cousin direct de Mohamed Ould Abdel Aziz ( de la tribu Oulade Bisbaa).

Khalil Sow: quand est-ce que vous avez rencontré votre mari la dernière fois ?

Leilla Mint Ahmed Khliva , l’épouse de Biram Ould Dah: « c’est le jeudi passé au cours d’une visite furtive. Ses geôliers ne m’ont même pas donné le temps de le saluer, ils sont intervenus violemment pour me tirer vers la sortie. Avant cette date, j’ai demandé à le visiter mais on m’a opposé un niet catégorique. En réalité j’aimerai que tout le monde sache qu’on m’empêche de voir mon mari qui est maintenu en prison sans motif valable. Toute cette machination est orchestrée par Mohamed Ould Abdel Aziz dont les propos appelant à châtier Birame se passent de tout commentaire dans un pays où la justice est sous les bottes d’un général président. »
Nous rappelons que nos camarades abolitionnistes sont aux nombres de 12 en détention actuellement , ils sont séquestrés à la direction de la sécurité de l’état par le nommé Sidi Ould Baba El Hacene ,un cousin direct de Mohamed Ould Abdel Aziz ( de la tribu Oulade Bisbaa). Nous avons reçu des informations alarmantes qui font état de graves tortures et des violences physiques, psychologiques qu’exerce le cousin du général terroriste Mohamed Ould Abdel Aziz sur les militants abolitionnistes dont leur seul crime est de dénoncer haut et fort l’esclavage sur le territoire Mauritanien. Nous lançons un sos- d’urgence au secours de nos camarades qui sont en danger, leurs vies sont menacées, ils sont privés de soins, les visites familiales sont interdites, même les avocats n’arrivent pas à entrer en contact avec leurs clients. Nous vous livrons la liste des détenus sous la séquestration du nommé Sidi Ould Baba El Hacene cousin du général  Aziz à la sûreté de l’état chargé de la sale besogne pour assurer les arrières du pouvoir de son parent.

1-Biram Dah ABEID : Président de IRA
2-Issa Ould Ali: Coordinateur à Nouakchott
3-Yacoub Diarra: Chef du comité de paix pour la sécurité  de Biram Dah Abeid
4-Abidine Ould Maatala: Membre du bureau exécutif, Secrétaire Général du comité de paix
5-Ahmed Hamdy Ould Hamarvall: Membre du bureau exécutif, trésorier de IRA
6-Elid Ould Mbarek : Sympathisant de IRA
7-Bilal Ould Samba : Président du parti reconnu, l’Union des Forces Sociales de Mauritanie (UFSM)., sympathisant de IRA
8-Leid Ould Lemlih: Imam de IRA, handicapé moteur
9- Abdallahi Abou Diop : Photographe, réalisateur, sympathisant de IRA, libéré depuis.
10 – Oubeid Ould Imigiene : Journaliste, administrateur du portail d’information  www.initi.net, Porte-parole de IRA
11-Boumédiane Ould Batta: Sympathisant de IRA – Mauritanie
12- Zeidane Ould Mouloud: Représentant de IRA à Mederdra, prévenu de ne pas quitter le département ; la veille, de Dakar, il appelait Birame, par téléphone.

Merci de passer l’info
Diko hanoune



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13 mai 2012

"Et pourtant elle tourne" camion d'alimentation générale culturelle

 "Et pourtant elle tourne" camion d'alimentation générale culturelle

 

Tout n'est pas tenu de tourner dans le même sens. Le contexte rural a ses spécificités et les services et commerces de proximité doivent y être maintenus et développés sans obsession du chiffre et en tenant compte des plus petits.

Eh oui! ça y est Elle tourne! la camionnette d'Alimentation Générale Culturelle et elle sert gratuitement (même les riches) . Une idée de Jean Bojko et du TéATr'éPROUVèTe pour rappeler la nécessité de maintenir et développer les services de proximité en milieu rural.


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12 mai 2012

Palestine les prisonniers du silence

 

Palestine, ces prisonniers ignorés en grève de la faim

par Alain Gresh

mercredi 9 mai 2012

Imaginons un instant deux mille prisonniers politiques en Chine engagés dans une grève de la faim depuis plusieurs semaines ; ou bien deux mille autres, mobilisés dans un mouvement similaire en Russie. Il y a peu de doute que les télévisions et les radios, si promptes à se mobiliser sur les atteintes aux droits humains dans de lointains pays, ouvriraient leurs bulletins d’information sur cette nouvelle, s’indigneraient de cette violation des droits élémentaires, appelleraient nos autorités à réagir et même à intervenir, à imposer des sanctions à Pékin ou à Moscou.

Il y a bien deux mille prisonniers politiques qui font la grève de la faim, mais en Palestine. Et l’information ne semble pas intéresser grand-monde. Mais nous le savons depuis longtemps, les Palestiniens, les Arabes, les musulmans ne sont pas vraiment des êtres humains comme les autres.

Revenons d’abord sur les faits, rapportés par le correspondant du Monde (« Le mou­vement de grève de la faim des pri­son­niers pales­ti­niens en Israël s’étendrait à 2 000 détenus », Lemonde.fr, 6 mai) :

« Israël éprouve des dif­fi­cultés crois­santes à contrôler le mou­vement de grève de la faim des pri­son­niers pales­ti­niens, qui ne cesse de s’étendre. Com­mencée le 17 avril pour pro­tester contre la pra­tique de la détention admi­nis­trative (qui permet de main­tenir un suspect en prison sans jugement, pendant une période de six mois renou­ve­lable), cette action regrou­perait aujourd’hui quelque 2 000 détenus, selon Addameer, l’association pales­ti­nienne de défense des droits des prisonniers. » (...)

« Deux pri­son­niers au moins sont dans un état cri­tique : Bilal Diab, âgé de 27 ans, est ori­gi­naire de Jénine, et Thaer Halahla, âgé de 33 ans, ori­gi­naire de Hébron (tous deux membres du Djihad isla­mique), ont com­mencé leur grève de la faim le 29 février. Après soixante-six jours sans ali­men­tation, ils sont entrés dans ce que les médecins appellent “une phase aléa­toire de survie”. Les deux hommes ont comparu, jeudi 3 mai, sur une chaise rou­lante, devant le Cour suprême d’Israël, mais celle-ci a renvoyé sa décision sur une éven­tuelle remise en liberté à une date ultérieure. »

« Au moins six autres pri­son­niers sont dans un état de santé jugé alarmant. Ce mou­vement de grève s’est étendu aux prin­cipaux centres de détention en Israël, et plu­sieurs chefs de file de la résis­tance pales­ti­nienne, comme Ahmad Saadat, chef du Front popu­laire pour la libé­ration de la Palestine (FPLP), l’ont rejoint. Alors que les mani­fes­ta­tions de soli­darité se mul­ti­plient dans plu­sieurs villes pales­ti­niennes, le gou­ver­nement du premier ministre israélien, Benyamin Néta­nyahou, hésite sur la conduite à adopter. »

Cette grève pose d’abord la question des détentions administratives (c’est-à-dire sans preuve et sans jugement), une pratique héritée de l’époque du mandat britannique, quand Londres luttait (1944-1948) contre le « terrorisme sioniste ». Comme je le rappelle dans De quoi la Palestine est-elle le nom ?, ces lois d’exception avaient été dénoncées par nombre de juristes, dont le docteur Moshe Dunkelblum, qui devait siéger plus tard à la Cour suprême d’Israël. Le 7 février 1946, il déclarait : « Ces ordonnances constituent une menace constante contre les citoyens. Nous, juristes, voyons en elles une violation flagrante des principes fondamentaux de la légalité, de la justice, de la discipline. Elles légalisent le plus parfait arbitraire des autorités militaires et administratives. (…) Elles dépouillent les citoyens de leurs droits et confèrent aux autorités des pouvoirs illimités. » Mais, une fois arrivés au pouvoir, les sionistes oublièrent ces critiques et retournèrent ces lois contre les Arabes.

La Cour suprême d’Israël, que certains présentent comme le garant de la démocratie dans ce pays, a rejeté l’appel de deux prisonniers administratifs en grève de la faim depuis deux mois (« Court rejects petition by Palestinian hunger strikers against detention », Haaretz, 8 mai 2012). En toute hypocrisie, elle a noté que cette pratique de la détention administrative était « une aberration dans le domaine juridique » et devait donc être utilisée « aussi peu que possible », mais les prisonniers qui avaient fait appel étaient déboutés. Il fut un temps où Israël autorisait officiellement des « pressions physiques modérées » contre les détenus palestiniens : un peu de torture, pas trop... Une décision que cette Cour suprême « humaniste » a soutenue jusqu’en 1999 (on était, à l’époque, en pleines « négociations de paix » entre Israël et l’OLP !).

La grève des prisonniers palestiniens a été relayée par les déclarations de Richard Falk, le rap­porteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés, qui s’est déclaré « écœuré par les vio­la­tions continues des droits de l’homme dans les prisons israé­liennes. Depuis 1967, 750 000 Pales­ti­niens, dont 23 000 femmes et 25 000 enfants, ont été en détention dans les prisons israé­liennes, soit près de 20% du total de la popu­lation pales­ti­nienne des ter­ri­toires occupés », a-t-il rappelé (cité dans Armin Arefi, « Israël : la dernière arme des prisonniers palestiniens », AFPS).

Conclusions : silence radio dans la plupart des médias ; aucune pression sur le gouvernement israélien ; aucune indignation morale de tous ces grands intellectuels... La terre continue de tourner et certains s’étonnent que les discours européens sur la démocratie et les droits humains suscitent surtout des ricanements dans le monde arabe.

Voir en ligne : Les Blogs du Diplo

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