Pourquoi pas ? Le blog de Niurka R.

18 décembre 2017

Grand Corps Malade, Reda Taliani

 

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Grand Corps Malade, Reda Taliani - Inch'Allah - Clip officiel

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17 décembre 2017

La bataille du "LIR"

 

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La bataille du "LIR" divise le monde du livre

C'est un vrai débat pour l’avenir culturel de la France  qui s’est engagé cette semaine tandis qu’inconsolable elle perdait coup sur coup, son ambassadeur pop de la littérature, Jean d’Ormesson, et son icône rock, Johnny Hallyday.                                                  

    Un débat culturel qui divise littéralement le monde du livre, et que l'on pourrait baptiser "la bataille du LIR". Le "LIR" est un label de référence qui a été créé suite au rapport rédigé par Antoine Gallimard en 2008 et qui permet à 550 librairies sur de bénéficier d’exonérations fiscales. Mais depuis l’adoption d’un amendement au Sénat le 24 novembre le périmètre d’accès aux exonérations fiscales lié au label LIR a été élargi. 

    Des entreprises réalisant plus de 50 millions de chiffre d’affaires, n’étant pas indépen-dantes, et intégrant des ventes autres que le livre neuf au détail peuvent y avoir accès.  

    A première vue cela ne peut pas être de trop pour lutter face au géant du commerce en ligne Amazon, sa concurrence fiscale déloyale, ses algorithmes et ses effets destructeurs sur le réseau de distribution physique. Un réseau essentiel en ce qu'il crée des espaces de vie sociale et culturelle. 

    Des grosses enseignes du livre comme Gibert ou les librairies Virgin reprises par Furet du Nord se sont félicitées de l’adoption de cet amendement via une tribune publiée dans Le Monde cette semaine. C’est la bataille pour la lecture qui était mise en avant, le savoir lire comme un savoir vivre ensemble qui était mobilisé, le Prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa qui était cité en renfort pour avoir parlé de la lecture comme le plus grand événement de sa vie.  

    Sur ce genre de fondamentaux tout le monde est d’accord, mais de quoi parle-t-on exactement avec cet élargissement du label LIR et de ses exonérations fiscales aux grandes enseignes ? 

     Des libraires indépendants ont lancé un appel hier. Ils parlent d’un coup de tête sans concertation qui tente de répondre au problème posé, en les mettant au final en danger. Oui ces grandes enseignes concourent à la résistance des réseaux physiques face à Amazon, mais faut-il pour les soutenir, utiliser un outil conçu spécialement pour les librairies indépendantes ? 

    Jusqu’ici le label LIR était attribué via une commission du Centre national du livre, là ce serait aux collectivités locales de décider seules. Et devant le coût de ces exonérations élargies, elles pourraient être découragées de les maintenir pour les libraires indépendantes (dont l’équilibre financier dépend des dites exonérations). La mesure si elle était adoptée par l’assemblée nationale et entrait en vigueur en janvier 2018, pourrait profiter aux grandes enseignes, aux soldeurs, voire aux acteurs de la grande distribution au détriment du réseau indépendant. 

    Et quand dans leur tribune du Monde, les grandes enseignes évoquent leur métier de libraire "le plus beau métier du monde", on ne peut pas dire que ce soit exactement le même que celui des libraires indépendants. Véritables polinisateurs du livre les libraires indépendants travaillent à coup de post-it "coup de cœur" sur des choix audacieux, de rencontres organisées avec les auteurs, d’embauche d’un personnel spécifiquement formé et rémunéré en conséquence. Ce qui ne correspond pas à la politique des grandes enseignes où l’assortiment en fonction des meilleures ventes a tendance à s’imposer par exemple. 

    Voilà pourquoi ces libraires indépendants appellent les parlementaires à revenir sur cette mesure et engager une concertation. Tout le monde a beau être d’accord pour défendre l’accès au livre et à la culture dans de le réseau physique, ne faut-il pas s’entendre pour que petites, moyennes et grandes structures puissent co-exister ?   

 

(France Culture – vendredi 8 décembre 2017)

 

 

 

https://www.franceculture.fr 

 

16 décembre 2017

A tous les enfants...

 

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Enfant syrien sur la route de l'exil, en Hongrie. Photo de Bör Benedek, septembre 2015. 

A tous les enfants
Qui sont partis le sac au dos
Par un brumeux matin d’avril
Je voudrais faire un monument
A tous les enfants
Qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leurs chagrins
Je voudrais faire un monument
Pas de pierre, pas de béton
Ni de bronze qui devient vert
Sous la morsure aiguë du temps
Un monument de leur souffrance
Un monument de leur terreur
Aussi de leur étonnement
Voilà le monde parfumé
Plein de rires, plein d’oiseaux bleus
Soudain griffé d’un coup de feu
Un monde neuf où sur un corps
Qui va tomber
Grandit une tache de sang
Mais à tous ceux qui sont restés
Les pieds au chaud sous leur bureau
En calculant le rendement
De la guerre qu’ils ont voulue
A tous les gras tous les cocus
Qui ventripotent dans la vie
Et comptent comptent leurs écus
A tous ceux-là je dresserai
Le monument qui leur convient
Avec la schlague, avec le fouet
Avec mes pieds avec mes poings
Avec des mots qui colleront
Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues
Des larmes de honte et de boue.

Boris Vian

Enfant syrien sur la route de l'exil, en Hongrie. Photo de Bör Benedek, septembre 2015.

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15 décembre 2017

Johnny, ou cette « journée particulière »

 

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Indistinction(s)

Johnny, ou cette « journée particulière ». 

Show-biz. «Ce monde tourne carré, je ne comprends plus rien aux gens», dit l’une. «Nous y participons d’une manière ou d’une autre, les gens, c’est nous», lui répond l’autre. ­Intranquille, la société française en tant qu’entité collective porte en elle, ces temps-ci, tous les symptômes d’une dislocation d’autant moins visible qu’elle reste sournoise, tapie dans les entrelacs d’une actualité dont nous subissons les assauts, de même que ses apparences imposées. Le désamour de la vie quotidienne habite chacun d’entre nous. Et le verbe «aimer», dans toutes ses acceptions, nous rappelle cruellement leur foncière incomplétude, leur irréparable inachèvement. À peine sortis de la «séquence Johnny», qui a tout écrasé, déjà devons-nous la déconstruire, prendre du champ, sinon de la hauteur. Le bloc-noteur ne se dédira pas et assume ce qu’il a écrit la semaine dernière, à savoir que le chanteur n’était «pas qu’un monstre sacré» mais aussi et surtout une singulière «passion française» à laquelle il convenait d’accorder de l’importance. Mais après? «La confusion mentale est pathologique quand on est seul, normale quand est plusieurs», disait Valéry. Et puis, dans le Monde daté du 12 décembre, Régis Debray, dans un long texte intitulé «Une journée particulière», est venu d’un trait de plume saisissant verbaliser, soumettre des idées qui ­dérangent, devancer, attiser le débat. Les philosophes – les authentiques – sont là pour ça. Et Régis Debray, qui n’a rien contre Johnny Hallyday et encore moins contre le peuple massé dans les rues de Paris, y va fort. Pour lui, l’hommage rendu par le président de la République marque une sorte de conversion à «l’institutionnalisation du show-biz, nouveau corps de l’État, sinon le premier d’entre eux», voyant, dans ce fait même, l’avènement d’une France américanisée où les «héros» sont des stars et non plus des combattants: «Combattre étant devenu honteux, analyse-t-il, le héros n’est plus celui qui se sacrifie pour sa patrie ou pour une cause, mais celui qui se fait voir et entendre de tous, devenant milliardaire du même coup.» En somme, dis-nous qui tu honores et comment, je te dirai où en est ton pays et son rapport à sa propre histoire, passée, présente et à venir…

Prix. Solennel, Régis Debray nous invite à bien réfléchir. «Cette journée marquera nos annales, tel un point d’inflexion dans la courbe longue d’un changement de civilisation», écrit-il. Rien de moins. 
Nous en étions restés à l’atrophie médiatique sans précédent et à cette «bulle Johnny» qui avait fini par saouler certains de ceux qui l’aimaient, et nous voilà soudain plongés, explique Debray, dans «l’éclatante consécration du glissement de la graphosphère à la vidéosphère, enfin parachevée». Changement de civilisation, peut-être (nous lui accordons notre crédit), changement d’époque, assurément. L’image-son domine. Et nous broie. «Elle instaure pour tout créateur symbolique aspirant à la reconnaissance, écrivain inclus, l’obligation, sinon d’être une bête de scène, du moins de crever l’écran, poursuit le philosophe. Ce qui exige une physionomie reconnaissable, une gueule, un look, un ton de voix – ou un balbutiement singulier.» Prenant appui sur l’œuvre et le destin de Julien Gracq (nous aimerions tant pouvoir hurler en place publique «nous avons tous quelque chose en nous de Gracq»!), Régis Debray pense que le «populisme oligarchique, grossièrement adopté par M. Sarkozy, se poursuit en plus élégant et plus fin, à l’image du régent, mais au prix d’embrassades et de bisous dont on devra payer le prix». Enfin, il cite une phrase de Gracq, extirpée du Rivage des Syrtes (1951): «Ce qui a été lié aspire à se délier, et la forme trop précise à rentrer dans l’indistinction.» Nous ajouterons, à titre personnel: l’indifférenciation. Le monde tourne carré, la société française avec.

[BLOC-NOTES  JEAN-EMMANUEL DUCOINpublié dans l’Humanité du 15 décembre 2017.]

 

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Cathédrale de Jerez de L a Frontera

 

 

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11 décembre 2017

Jean Rochefort

 

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Jean Rochefort, immense artiste mais pas que...

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100 ans d'injustice pour la Palestine (1917-2017)

 

 

100 ans d'injustice pour la Palestine

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09 décembre 2017

Marché de Noël de Jullouville

 

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En pleine installation au marché de Noël de Jullouville 🎄!

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Grenade

 

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07 décembre 2017

A force de parler de Mohamed...

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