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L'enfant unique, Xinran, traduction de Françoise Nagel, Picquier poche 

 

La lecture du livre de Xinran m'est apparue étrange. D'abord les conséquences de la pollitique de l'enfant unique même si je la pensais difficile, je n'imaginais pas les cons&quences que cela induisait  du point de vue social, politique et des conséquences profondes du changement des relations sociales en particulier familiales. La prise en considération de quelques d'enfants uniques,  que l'auteur tente de comprendre et d'aider, à travers des relations verbales ou épistolaires est passionnante. Il faut préciser que Xirian a quitté la Chine et vit en Grande Bretagne. Les jeunes qu'elle rencontre sont étdiants en Grande Bretagne. Il faut préciser aussi que Xinran n'a pas totalement rompu avec son pays puisqu'elle y séjourne régulièrement ce qui lui permet de faire une analyse plus fine des situations. Le fil conducteur du récit est le fait divers autour de Yao Jialin qui a interrogé la société chinoise et qui a permis une expression libre des jeunes que Xirian a accompgnés. Mais ce qui rend la lecture du livre très intéressant est ce que l'on apprend des relations familiales et le vide sidéral créé suite à la politique de l'enfant unique. De plus le ton employé, la pensée complexe due à la connaissance du pays, ses interrogations souvent inquiètes, parfois optimistes déjouent un trop grand manichéisme, piège tendu quand on parle de la Chine. Il est difficile d'en rendre compte dans le détail mais les relations que Xinran entretient sont d'une émouvante sincérité et chargées d'un respect vis à vis  jeunes et de leurs familles restées au pays. Il faut également rendre hommage à la fluidité du style de l'auteur, tout de retenue dans sa quête pour tenter de comprendre les bouleversement de la société chinoise suite à la politique de l'enfant unique. C'est passionnant.

Niurka Règle