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Le Repenti, de Merzak Allouache

Je n'ai pas vu le film, mais je fais confiance en mon ami Souma pour me/vous suggérer de voir le film dès qu'il passera en salle. La projection dont il est question, ici,  a été programmée dans le cadre du festival du film méditerranéen à Montpellier

COUP DE COEUR

Dans mes coups de coeur cinématographiques du moment je vous présente:
Le repenti de Merzak Allouache

Synopsis:
Algérie région des hauts plateaux.
Alors que des groupes d’irréductibles islamistes continuent à semer la terreur, Rachid, un jeune jihadiste quitte la montagne et regagne son village. Selon la loi de « pardon et de concorde nationale », il doit se rendre à la police et restituer son arme. Il bénéficie alors d’une amnistie et devient « repenti ». Mais la loi ne peut effacer les crimes et pour Rachid s’engage, alors, un voyage sans issue où se mêlent la violence, le secret, la manipulation.

Vous trouverez ci-dessous ma chronique de ce film parue sur Africiné, le site de la fédération panafricaine de critique cinématographique :
Le Repenti, de Merzak Allouache
Dans l’atelier de la concorde
Dans son nouveau film, Le Repenti, Merzak Allouache offre une réflexion en profondeur sur l’Algérie après la décennie de terreur marquée par l’islamisme radical. L’auteur d’Omar Gatlato et du succès commercial Chouchou retrouve depuis peu une verve sociale amorcée dans L’Autre monde, Harragas et son dernier long-métrage Normal qui traitait de la difficulté de faire oeuvre artistique dans l’Algérie d’aujourd’hui.
Allouache filme le douloureux accouchement de la concorde civile. Une loi qui offrait aux maquis islamistes une amnistie contre l’arrêt total de la violence. Les Algériens découvraient le mot « repenti ». Dans ce film, le réalisateur jette une nacelle entre fiction et réel. Il s’attache au destin de Rachid, un jeune djihadiste repenti qui tente de se mouvoir dans le tourment d’une famille de disparus.
De marché de dupe en fausse repentance, de compromis de circonstance en banalisation de l’inadmissible, Le Repenti aborde frontalement l’épineuse question du prix à payer pour avoir la paix. Peut-on bâtir la réconciliation sur l’impunité et les âmes errantes des victimes sans sépultures ? Comment reconstruire une nation quand le tissu social s’est décousu dans le sang et l’horreur ?
Servi par des comédiens dont le jeu d’acteur donne un cachet d’authenticité et de justesse au propos du film. Merzak Allouache nous montre une topographie de cette terre de braises et de miel dans tous ses contrastes. Des cieux enneigés aux douars arides, des cabarets clandestins des villes ambiguës aux talwegs de la sédition, il révèle un peuple à fleur de peau qui se doit de survivre à ses propres fantômes.
 http://www.africine.org/?menu=art&no=11102
 

Le réalisateur Merzak Allouache a reçu le prix Europa cinéma à la quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2012.
 

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En compagnie de l’actrice Adila Bendimered, le réalisateur algérien a présenté son film le repenti (El Taaib) au cinéma Diagonal dimanche 28 octobre 2012.
L’actrice a reçu le Valois de la meilleure actrice au festival du film francophone d’Angoulême 2012.

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Ils ont échangé avec le public après la projection de ce film saisissant. Une oeuvre d’une surprenante justesse que je vous invite à découvrir dès sa sortie en salle. En avant-goût, ses quelques mots du réalisateur que j’ai filmé lors de l’avant-première.
 

Soumaïla Sunjata Koly
www.sunjata.fr